Mardi 25 janvier 2011
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"C'est mon ami, c'est mon maître"... Chante Serge Lama.
Mon maître c'est, pour moi, cet homme que j'ai croisé à la "faveur" de... Deux sixièmes et d'une cinquième à Gauthier, le lycée des "beaux quartiers" d'Alger. Cet homme prodigieux, véritable
passionné de son art et de la transmission de savoir-regarder-et-faire, cet homme enfin, a complètement orienté ma vie depuis cette époque bénie...
En effet, il est certain que je me traînais vraiment dans les cours de Français et de math - j'ai d'ailleurs quitté le lycée pour aller faire une autre cinquième, à Molbert, l'école d'où je
venais - mais les heures passées en cours de dessin et de peinture, dans ce véritable atelier avec chevalets, verrière et plâtres tirés de l'antique, ont été pour moi l'antichambre de l'école
Nationale des Beaux-Arts que j'ai intégré à 17 ans, après obtention du BEPC, toujours à Molbert, où malheureusement nous n'avions plus ce genre d'enseignant passionné.
C'est cet homme, avec sa forte personnalité, l'ambiance chargée d'émulation qu'il faisait naître naturellement et sans artifice, son allure tellement décalée par rapport aux autres
enseignants, qui a fait que je ne pensais qu'à dessiner ou peindre et déjà mes heures de liberté étaient consacrées à la pratique incessante des arts plastiques.
Jacques Burel, qu'en hommage il me faut nommer ici, a réellement été mon mentor et, tout au long de ma vie de peintre sculpteur et illustrateur en publicité, je n'ai jamais oublié cette
merveilleuse rencontre qui avait éclairé mon chemin.
Un peu le cercle des poètes disparus...
Grâce à cet homme prodigieux, j'ai pu trouver « un de mes chemins de vie ».